POLITIQUE - RELIGION

Audience historique au Congrès américain sur les violations de droits de l’homme à l’encontre Papous

Le Congrès des Etats-Unis a tenu une audience publique la semaine dernière pour écouter les témoignages de Papous et d’universitaires concernant les violations de droits de l’homme en Papouasie occidentale. La séance, organisée par le Sous-Comité sur l’Asie, le Pacifique et l’environnement global était intitulée : ‘Crimes contre l’humanité : Quand l’Indonésie sera-t-elle tenue responsable pour ses abus délibérés et ses violations systématiques en Papouasie occidentale ?’

C’est la première fois que les Papous ont eu l’opportunité de s’exprimer au Congrès nord-américain sur les horreurs qu’ils ont vécues des mains des militaires indonésiens. Le Papou Henkie Rumbewas a décrit comment l’arrestation de son père, la disparition de deux de ses oncles et l’assassinat de son cousin par les militaires indonésiens l’ont poussé à dénoncer les abus de droits de l’homme et la répression politique en Papouasie occidentale.

Anthropologue et expert de la Papouasie occidentale, Eben Kirksey a raconté qu’il se trouvait sur l’île de Biak en 1998 lorsqu’un massacre eut lieu. Depuis son hôtel il pouvait entendre la police et l’armée tirer sur une foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui brandissaient le drapeau prohibé de la Papouasie occidentale.

Un témoin oculaire avait confié à Eben Kirksey avoir vu les soldats charger des cadavres et des manifestants agonisants dans des camions. Les survivants avaient été embarqués à bord de navires de la marine puis jetés par-dessus bord. Les semaines suivantes, 32 cadavres avaient échoué sur le rivage, certains sans tête, sans mains ou sans parties génitales. Survival avait dénoncé ce massacre, mais les médias internationaux y avaient prêté peu d’attention et, malgré les appels internationaux pour la justice, il n’y a jamais eu d’enquête officielle et aucun soldat n’a été poursuivi en justice.

Le membre du Congrès Eni Faleomavaega qui présidait l’audience a déclaré : ‘Il est indéniable que l’Indonésie a délibérément et systématiquement commis des crimes contre l’humanité et qu’elle doit maintenant en être tenue responsable".

En juillet dernier, 50 membres du Congrès ont écrit au président Obama déclarant que de fortes présomptions de génocide à l’encontre des Papous pesaient sur le gouvernement indonésien. Ils ont également appelé le président à ‘faire en sorte que la Papouasie occidentale devienne l’une des plus hautes priorités de l’Administration’.

http://www.hns-info.net

mercredi 13 octobre 2010 22:53 , dans POLITIQUE - RELIGION


Les Pays-Bas regrettent l'annulation de la visite du président indonésien Yudhoyono

Blog de fouchardphotographe :PHILIPPE FOUCHARD PHOTOGRAPHE - Blog d'information INDONÉSIE, Les Pays-Bas regrettent l'annulation de la visite du président indonésien Yudhoyono
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a reporté à la dernière minute une visite d'Etat qu'il devait effectuer aux Pays-Bas. Il a mis en avant les risques liés à une plainte déposée contre lui à La Haye par des séparatistes indonésiens qui réclament son arrestation. Les Pays-Bas ont indiqué mardi 5 octobre 2010 regretter la décision du président indonésien.

C'est la quatrième fois que le président Susilo Bambang Yudhoyono (souvent surnommé SBY) annule son voyage aux Pays-Bas, ancienne puissance coloniale de l'Indonésie. Il devait effectuer une visite de trois jours, au cours de laquelle il devait être reçu par la reine Beatrix.

La visite aurait coïncidé avec une procédure judiciaire, liée à la République des Moluques du Sud. Un groupe séparatistes moluques demande l'arrestation du président Yudhoyono, qu'il accuse de violations des droits de l'homme.

Plainte en référé contre le président indonésien

La République des Moluques du Sud est le nom donné par un mouvement indépendantiste à l'Etat qu'il avait créé dans l'archipel des Moluques dans les années cinquante. Il avait été rapidement défait par les troupes de Jakarta, et sa direction était partie en exil aux Pays-Bas. Entre 1999 et 2002 les violences ethniques ont fait 5 000 morts dans les Moluques.

Le « gouvernement » de cette république qui n'a pas d'existence officielle a déposé à La Haye une plainte en référé contre le président indonésien pour « violations graves des droits de l'homme ». Les séparatistes veulent que l'Etat indonésien libère des prisonniers moluques, dont un est décédé récemment, faute de soins médicaux, selon Amnesty International.

Le président Yudhoyono, s'exprimant lors d'une conférence de presse à Jakarta, s'est dit « insulté » par l'attitude des membres de la République des Moluques du Sud. « Cela concerne la fierté de la nation », a expliqué le président, avant d'ajouter que sa visite ne pouvait être « polluée par un événement que n'approuvent pas les Indonésiens ».

PHOTO REUTERS/Presidential Palace-Adityawarman - http://www.rfi.fr

jeudi 07 octobre 2010 08:41 , dans POLITIQUE - RELIGION


Indonésie: flagellées pour avoir vendu à manger durant le ramadan

Blog de fouchardphotographe :PHILIPPE FOUCHARD PHOTOGRAPHE - Blog d'information INDONÉSIE, Indonésie: flagellées pour avoir vendu à manger durant le ramadan

BANDA ACEH  1 oct 2010  - Deux femmes ont été flagellées en public vendredi pour avoir vendu de la nourriture durant les heures de jeûne du ramadan dans la province d'Aceh, bastion de l'islam en Indonésie, a-t-on appris de source policière.

BANDA ACEH  1 oct 2010  -Deux femmes ont été flagellées en public vendredi pour avoir vendu de la nourriture durant les heures de jeûne du ramadan dans la province d'Aceh, bastion de l'islam en Indonésie, a-t-on appris de source policière.

Murni binti Amris, 27 ans, et Rukiah binti Abdullah, 22 ans, ont reçu respectivement trois et deux coups de canne de rotin devant plusieurs centaines de personnes devant une mosquée de la ville de Jantho.

Cette punition inédite à Aceh a été prise parce que "les deux femmes vendaient du riz à midi durant le ramadan. Or la charia (loi islamique) interdit de vendre de la nourriture durant les heures de jeûne", du lever au coucher du soleil, a expliqué le chef de la police de la charia de la province, Marzuki Abdullah.

La province d'Aceh, située au nord de l'île de Sumatra, applique progressivement la loi islamique depuis 2002 en vertu de son statut spécial d'autonomie au sein de l'Indonésie, le plus grand pays musulman du monde doté d'une constitution laïque.

Forte de 1.500 fonctionnaires, la police de la charia y est chargée de lutter contre la consommation d'alcool, les jeux d'argent, les relations sexuelles illicites et les comportements jugés indécents.

Cette police n'existe pas dans le reste de l'Indonésie.

 http://blogdesamialdeeb.blog.tdg.ch/archive/2010/10/04/indonesie-flagellees-pour-avoir-vendu-a-manger-durant-le-ram.html

Photo : Source : AFP-LaCroix (Murni binti Amris)

mercredi 06 octobre 2010 07:23 , dans POLITIQUE - RELIGION


Des islamistes condamnent un festival de cinéma gay en Indonésie

Blog de fouchardphotographe :PHILIPPE FOUCHARD PHOTOGRAPHE - Blog d'information INDONÉSIE, Des islamistes condamnent un festival de cinéma gay en Indonésie

La plus haute autorité musulmane d’Indonésie mène une lutte acharnée contre le festival de cinéma gay le plus important d’Asie.

On vous présentait la semaine dernière le premier long-métrage de Lucky Kuswandi, Madame X : un film de super-héros transsexuel qui lutte contre l’homophobie en Indonésie. Pour le jeune réalisateur, c’était un moyen de contester le sort des LGBT dans la plus grande communauté musulmane au monde, où l’homosexualité est tolérée mais reste un tabou.

Lucky Kuswandi commençait à peine la promotion de son film lorsque le plus grand festival de cinéma gay d’Asie, le festival Q !, inaugurait sa 9e édition le 25 septembre en Indonésie. Après une ouverture sans encombre, l’événement a attisé la colère des plus hautes autorités musulmanes du pays ces trois derniers jours.  

Les centres culturels étrangers jugés responsables 

Le Conseil des oulémas (docteurs de loi islamique) a ainsi demandé au directeur du festival l’arrêt de l'événement. "Nous condamnons la projection de films consacrés à l'homosexualité, qui est contre les valeurs musulmanes et indonésiennes", a déclaré à l'AFP son président, Ma'ruf Amin. Il réclame l’intervention du bureau chargé de la censure en Indonésie, seul capable d’interdire la diffusion des films du festival.

Pour sa 9e édition, le plus grand festival de cinéma gay d’Asie, qui s’est fixé pour objectif de "lutter contre les tabous", espérait attirer 15 000 spectateurs à ses 120 projections, expositions et débats prévus jusqu'au 3 octobre.  

Afin d’assurer sa pérennité, le festival a engagé depuis trois éditions des partenariats avec des clubs privés et des centres culturels étrangers (Pays-Bas, France, Allemagne) installés à Jakarta. C’est à eux que le Conseil des oulémas s’en prend aujourd’hui : "Les centres culturels étrangers, dont l'allemand et le français, doivent respecter notre souveraineté. Ils ne devraient pas promouvoir leur culture qui va à l'encontre de nos valeurs", a déclaré Ma'ruf Amin. Une organisation islamiste radicale, le Front des défenseurs de l'Islam (FPI), a manifesté mardi devant l’établissement français.  

Le festival annule plusieurs projections

Contactée par téléphone, l’attachée de presse du centre culturel français de Jakarta, Suri Fanami Apika, a confirmé l’intervention de groupes islamistes radicaux : 

  "Des manifestants nous ont apporté une lettre jeudi pour nous demander expressément d’arrêter notre partenariat avec le festival. (...) Tous les centres culturels étrangers ont néanmoins décidé de ne pas céder, nous allons laisser ici par exemple une salle de projection à la disposition du festival", nous précise Suri Fanami Apika.  

Au centre culturel français de Jakarta, on "ne se sent pas en danger", même si la direction du festival Q ! a décidé d’annuler certaines projections et débats face aux menaces des organisations radicales.

Lucky Kuswandi nous expliquait déjà la semaine dernière les pressions qui pèsent sur les LGBT en Indonésie et la difficulté de faire du cinéma libre (loi anti pornographique, censure à tous les niveaux). La déprogrammation de certains films et débats au festival Q ! confirme cette dangereuse orientation.

http://www.lesinrocks.com

lundi 04 octobre 2010 19:22 , dans POLITIQUE - RELIGION


Un sénateur américain: «100 000 Papous ont été tortures et assasinés»

Mercredi dernier, le Congrès américain a conduit la première audience de son histoire consacrée aux allégations de violation des droits de l'homme perpétrées par le gouvernement indonésien en Papouasie.

Le sénateur samoan Eni Faleomavaega, qui est également Président du sous-comité sur l'Asie-Pacifique et l'environnement mondial à la Chambre des Représentants, est à l'initiative de cette commission spéciale. Il est inquiet pour le sort des Papous et ne mâche pas ses mots:

«Avant que le Timor Leste n'accède à l'indépendance, les militaires indonésiens ont torturé et assassiné 200 000 Est-Timorais. Les militaires indonésiens ont fait la même chose à 100 000 Papous, et encore c'est une estimation basse des massacres qui ont été perpétrés par l'armée indonésienne pendant des années. Certains estiment à 200 000 le nombre de Papous torturés et assassinés sans pitié par les militaires. Donc oui, on soupçonne un génocide. Je suis très inquiet de voir que cela continue, et nous voulons nous assurer que les Papous soient bien traités.»

Lors de l'audience du Congrès mercredi, Joseph Yun, le vice-assistant de la Secrétaire d'Etat en charge de l'Asie du Sud-Est, a pourtant clairement dit qu'il n'y avait pas de preuves permettant de conclure au génocide. Même si la commission a unanimement appelé à une autonomisation réelle de la Papouasie.

Les Etats-Unis sont dans une position délicate, puisqu'ils veulent avant tout soigner leur relation avec leur allié indonésien. Le sénateur Eni Faleomavaega:

«Tout le monde sait que l'Indonésie est le plus grand pays musulman au monde. Et récemment le pays s'est engagé dans la voie de la démocratie, alors bien sûr nous soutenons cette évolution. Mais en même temps, l'Indonésie doit assumer ce qu'elle a fait aux Papous, alors qu'elle leur a promis de les traiter comme des citoyens indonésiens. Mais le problème, justement, c'est que les Papous et les Javanais ne sont pas de la même ethnie, n'ont pas la même culture ni la même histoire. Ce sont des Mélanésiens et une vraie menace pèse sur eux: qu'ils deviennent une minorité toujours plus minoritaire sur leur propre terre. Alors bien sûr, l'Indonésie n'est pas obligée d'écouter les Etats-Unis, mais d'autres pays feront peut-être pression. Ça a été la même chose avec l'apartheid, c'est sous la pression internationale qu'il a pris fin, de la même manière que l'ONU a su attirer l'attention sur les souffrances des Est-Timorais.»

Le sénateur samoan Eni Faleomavaega, au micro de Hélène Hofman sur Radio Australie

http://24hdanslepacifique.com/

vendredi 01 octobre 2010 07:32 , dans POLITIQUE - RELIGION


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