Dix-huit ans après le Sommet de la Terre de Rio
de Janeiro, qui avait consacré à l’échelle planétaire le
terme de biodiversité, 2010 a été désignée par les Nations Unies,
Année internationale de la biodiversité. Elle a été lancée
officiellement aujourd’hui depuis Berlin par le directeur du
Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE),
Achim Steiner.
L’intérêt porté à la diversité biologique de la planète a cru
au fur et à mesure que l’on prenait conscience de sa
destruction, de sa fragilité. Aux recensements des espèces, à la
classification précise de celles qui sont menacées (Liste Rouge de
l’UICN) s’est ajoutée récemment l’évaluation du
coût de cette biodiversité, et de sa perte. D’après le
rapport remis par l'économiste indien Pavan Sukhdev au PNUE, les
dégâts coûteraient 14 000 milliards d'euros par an en 2050, soit 7%
du PIB mondial (lire La nature a désormais un
prix).
Ainsi, à Berlin, Achim Steiner a expliqué que si les mots
biodiversité et écosystèmes pouvaient paraître abstraits pour
certains, «leur rôle dans l’économie et dans la vie de
milliards d’individus n’avait rien
d’abstrait».
L’un des enjeux de cette année de mobilisation est
l’instauration d’un organisme d’expertise
mondiale comparable au GIEC pour le climat. C’est fin
février, lors d’un sommet mondial du PNUE qui se tiendra à
Bali en Indonésie, que la décision de créer ou non l’IPBES
(Panel intergouvernemental pour la biodiversité et des services
rendus par les écosystèmes) sera prise.
C.D.
Sciences-et-Avenir.com
11/01/10








Commentaires