Accueil Date de création : 30/10/05 Dernière mise à jour : 21/03/10 05:55 / 894 articles publiés
 

Manger des Kitkat intensifie la déforestation, selon Greenpeace  (ENVIRONNEMENT) posté le dimanche 21 mars 2010 05:55

Greenpeace lance une campagne pour dénoncer l'utilisation excessive d'huile de palme dans les barres chocolatées Kitkat de Nestlé.
lien permanent

Marc Riboud, la photographie buissonnière - http://www.la-croix.com  (PHOTOS) posté le samedi 20 mars 2010 23:55

Ses clichés de Mao ou du peintre de la tour Eiffel ont fait le tour du monde. Adulé des Chinois qui lui consacrent actuellement une exposition, le photographe est resté l’enfant timide, pudique et rêveur marqué par le souvenir paternel

En cet après-midi gris d’hiver, la lumière parcimonieuse boude les grandes fenêtres donnant sur la rue Monsieur-le-Prince, à deux pas du Luxembourg. Visage lumineux auréolé d’une chevelure de neige, et avec la joie communicative d’un jeune homme de 87 ans, le photographe Marc Riboud accueille dans son atelier autour d’une grande table où son Leica et son Canon voisinent avec une plantureuse amaryllis rouge.

L’homme au regard bleu est bien décidé à profiter de cet entretien pour parler de son poulain Wu Jialin, photographe chinois rencontré en 1993 à Pékin qu’avec une grande générosité il a contribué depuis à propulser sur le devant de la scène internationale. Modestie et espièglerie faisant bon ménage, Riboud commence donc à raconter par le menu l’histoire du jeune Chinois, repoussant chaque fois avec malice l’ordre du jour : la sortie de ses deux derniers livres et Riboud racontant… Riboud.


Après tout, la Chine est une très bonne entrée pour éclairer un pan essentiel de la biographie du photographe français qui fut l’un des premiers occidentaux à pénétrer dans le pays de Mao et à y séjourner longuement à partir de 1957. À l’instar de Wu Jialin, les photographes chinois vénèrent d’ailleurs comme un dieu vivant celui dont les images glanées pendant plus de quarante ans leur révèlent aussi une vision inconnue de leur pays.

Sa fille Clémence, trisomique née il y a vingt-neuf ans

À la veille de partir une nouvelle fois pour Shanghaï où le Musée d’art lui consacre l’exposition « The Instinctive Moment », Riboud reconnaît que la Chine de Mao a pu un temps l’abuser. « J’étais séduit par cette idée formidable de vouloir mettre tout le monde au même niveau. Mais ça ne marchait pas et ce fut malheureusement le niveau le plus bas ! La dictature, la corruption, les millions de morts… à l’époque j’ignorais tout cela.»

Aujourd’hui, profitant de son aura, Marc Riboud ne rate pas une occasion de dire ce qu’il pense, comme la veille dans un entretien téléphonique avec une journaliste chinoise. « Je lui ai expliqué combien j’étais scandalisé que la loi chinoise autorise les parents à abandonner leur fille si elle est handicapée. D’autant qu’aujourd’hui, avec de l’argent, n’importe qui peut obtenir un faux certificat ! C’est le règne du cynisme, il n’y a plus que l’argent qui compte ! Je ne sais si mes propos seront publiés, mais en général mes amis chinois sont très contents que je dise tout haut ce qu’ils pensent tout bas. »

Et la discussion glisse alors tout naturellement vers sa fille Clémence, enfant trisomique née il y a vingt-neuf ans, et qui trouve aujourd’hui au sein d’un foyer situé tout près de chez ses parents l’autonomie lui permettant de suivre sa propre voie. Marc Riboud parle de ces « moments de grâce quand l’audace, la gaieté, la tendresse de Clémence effacent jusqu’au souvenir de sa déficience », comme l’écrit sa femme Catherine Chaine dans le livre J’aime avoir peur avec toi, ponctué par les jolis portraits de Clémence réalisés par Marc.

Sortir des sentiers battus n’a cessé de guider Marc Riboud

Père de David, Alexi, Clémence et Théo, Marc Riboud, né en 1923, est lui-même le cinquième d’une famille lyonnaise de sept enfants. Timide et pudique, rêveur et solitaire, il se sentait écrasé par les diatribes de ses brillants frères aînés : Jean qui fit carrière dans la banque comme leur père, Antoine qui présida longtemps aux destinées de Danone. C’est tout naturellement Marc qui, à 14 ans, hérita donc de l’appareil Vest-Pocket Kodak que son père utilisait en 1914-1918 dans les tranchées. Des clichés « sans un mot d’explication et il a bien fait. J’ai découvert la photographie en faisant des erreurs, comprenant très vite combien la lumière était importante. »

Un père, dont le journal, rédigé durant un tour du monde effectué en 1910, ne cessa de nourrir les rêves d’aventure du petit Marc. Un père qui ne put supporter la perspective d’un deuxième conflit meurtrier et se donna la mort en novembre 1939.

Quelques mois plus tard, Marc, lui, rejoindra le maquis du Vercors. C’est là qu’en juillet 1944, en décidant de partir en sens inverse de ses camarades qui y laissèrent tous leur peau, il survit à une embuscade et reste caché seul dans les buissons durant trois semaines, pressant de la mousse pour s’hydrater, avant de rejoindre sa mère à Lyon à pied. Sortir des sentiers battus n’a cessé de guider le très indépendant Marc Riboud.

«Les lieux sont comme des amis»

« Si tu ne sais pas parler, peut-être pourras-tu regarder. C’est important de savoir voir », lui avait dit un jour son père. Après des études d’ingénieur à l’École centrale de Lyon et trois ans passés dans un bureau d’études où il s’ennuie fermement, en 1951, Marc « oublie de retourner à l’usine » et décide de se consacrer entièrement à la photographie. Leica en bandoulière, l’année suivante il « monte » à Paris et rencontre Cartier-Bresson par l’intermédiaire de son frère Jean, fiancé à la sœur du photographe.

Avec pour tout curriculum vitae l’image, devenue depuis une «icône », d’un peintre de la tour Eiffel se détachant comme un acrobate sur le ciel de Paris, il entre à Magnum en 1953 parrainé par Robert Capa. Viendront ensuite les reportages à Leeds en Angleterre, le voyage en Land Rover en Inde où il s’attardera un an durant, puis en Chine où il ne cessera de retourner, au Japon, au Vietnam, en URSS…

« Les lieux sont comme des amis, j’ai envie de les retrouver, de savoir ce qu’ils deviennent. » D’autres « icônes » suivront, parmi lesquelles celle de cette jeune Américaine tenant une fleur devant une rangée de baïonnettes pendant la « marche pour la paix au Vietnam », à Washington, en 1967, souvent reprise comme symbole.

Un véritable tour du monde

En 1957, à Pékin, au cours d’un dîner, il brave la consigne de ne pas photographier Mao de face et, en 1969, ses photographies d’Hô Chi Minh prenant le thé font la couverture des magazines occidentaux. Deux ans plus tard, il refuse de photographier un lynchage dans le stade de Dacca, préférant aller chercher la police pour que cesse le massacre. Le reportage valut le prix Pulitzer à l’un de ses confrères. En 1987, il couvre le procès du «boucher de Lyon » Klaus Barbie qui avait torturé tant de ses amis lyonnais et résistants.

S’il n’aime pas le terme de photoreporter, lui préférant celui de photographe, Riboud explique cependant qu’il partagea parfois cette passion de l’actualité. Notamment lors de l’indépendance de l’Algérie, ou lorsqu’il couvrit l’enterrement de Nehru en Inde en 1964, ou Mai 68 à Paris, ou encore lors de la révolution iranienne en 1979. Cette même année, il choisira de quitter la famille Magnum. « Je photographie bien quand j’ai coupé les amarres. Besoin d’être coupé des obligations, d’aller quelque part pour y rester un moment », commente-t-il.

Mexique, Italie, Maroc, Laos, Indonésie, Philippines, Géorgie, Ouzbékistan… un simple coup d’œil sur les lieux inscrits sur les boîtes de photographies tapissant les murs de l’atelier ressemble à un véritable tour du monde. Un voyage complété par l’immense photographie noir et blanc d’un temple d’Angkor, par cet autre cliché en couleur représentant un groupe de Tibétains, ou encore par ces statuettes africaines qui veillent sur la bibliothèque.

Le PDG de Danone, Frank Riboud, ce neveu très occupé

La fin de l’après-midi approche et le photographe n’a toujours pas évoqué ses deux derniers livres. Les Chinois apprécient-ils cet ouvrage sur Les Tibétains

Quant à cet autre livre, Algérie indépendance, reprenant les images qu’il a réalisées dans les années 1960, c’est une nouvelle occasion pour lui de défendre une cause : « Un pays ne peut être moderne et avancer qu’en reconnaissant la libération des femmes et des filles », assène-t-il devant la caméra d’une télévision algérienne au cours d’un débat.

Tout au long de cet après-midi inattendu, tel un papillon en son royaume, Marc Riboud infatigable n’a cessé de se lever pour butiner dans son impressionnante bibliothèque tel livre dont on vient de parler, découvrant tel autre qui requiert tout autant son enthousiasme. Le lendemain, pour le magazine Challenges, il doit photographier le PDG de Danone, Frank Riboud, ce neveu très occupé qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Pour l’occasion, il a ressorti les quatre jolis portraits noir et blanc qu’il avait réalisés de lui enfant, tour à tour rieur, boudeur.
photographiés en couleur il y a vingt-cinq ans ? « Je dis ce que je pense », reprend obstinément Riboud, ajoutant qu’il refusa un prix de 1 000 dollars décerné par Pékin parce qu’une de ses photographies où figurait le dalaï-lama avait été découpée par la censure.

Plus intime, attentionné, lucide, doux, généreux, drôle

La journée se termine, un coursier apporte les tirages de la prochaine exposition de Shanghaï enroulés sur eux-mêmes comme des parchemins chinois. Le maître détecte d’un seul coup d’œil le détail qui lui fera sélectionner le tirage le plus proche de ses souvenirs et de ses sensations lors de la prise de vue.

Sur le seuil, Marc Riboud n’oublie pas de montrer l’affiche de Wu Jialin qui orne sa porte d’entrée, ni d’offrir le joli livre J’aime avoir peur avec toi. Un livre lu d’une traite et en apnée sur le chemin du retour. Entre les phrases de Catherine se dessine aussi en filigrane le portrait d’un Marc plus intime, attentionné, lucide, doux, généreux, drôle, comblant ainsi les vides que la modestie a laissés pudiquement vacants durant cet entretien.

Armelle CANITROT
lien permanent

Forêts : les causes de la déforestation  (ENVIRONNEMENT) posté le samedi 20 mars 2010 23:51

Le 21 mars, la planète célèbre la Journée Internationale de la Forêt. La forêt, par qui est-elle déboisée ? Et pourquoi ? Voici quelques éléments de réponse...

Le déboisement permet de convertir ces terres forestières en terres agricoles et en pâturage pour faire paître le bétail.

L'exploitation de la forêt est également liée à l'exploitation minière de l'or et du cuivre, à la construction de voies ferrées, d'autoroutes, de barrages hydro-électriques.

Mais la liste ne s'arrête pas là puisque pour exploiter le pétrole il a fallu construire des routes et des oléoducs. Les guerres et le tourisme non durable a joué aussi un vilain tour aux espaces boisés.

En coupant massivement, la forêt ne repousse pas et les écosystèmes se retrouvent perturbés et ne parviennent pas à se régénérer. Parfois les forêts sont si fragilisées que des centaines de milliers d'hectares partent en fumée dès qu'une sécheresse se prolonge.

Le soja est l'arbre qui cache la forêt

Le soja évoque la santé, l'équilibre ou encore le respect de la nature. Mais il est aussi « l'arbre qui cache la forêt » puisqu'il est l'une des causes de destruction de forêts.
Grâce à son succès, cette plante a envahi l'industrie agroalimentaire mondiale car elle permet aussi de nourrir les volailles, les bovins et les porcins.

La course a donc été lancée

Les multinationales de l'agroalimentaire et les gros propriétaires terriens  doivent trouver des millions d'hectares dans les forêts amazoniennes pour cultiver cette plante et  faire main mise sur ce marché. La culture du soja favorise aussi la construction d'autoroute et autres infrastructures.
Parfois sous la menace, les peuples autochtones doivent abandonner leurs terresterre et se concentrent sur des espaces plus étroits. Cette culture perturbe aussi les systèmes hydrologique et climatique...
ancestrales. Quant aux petits paysans, ils se retrouvent sans...

L'huile de palme également montrée du doigt

La culture de l'huile de palme, qui fait travailler des millions de personnes, a détruit les massifs forestiers qui recouvraient les îles de Sumatra et de Bornéo. Ces massifs ont été en bonne partie remplacés par d'immenses plantations, où les singes, les éléphants et les tigres n'ont plus leur place. Cette déforestation a également contribué au bond des émissions de gaz à effet de serre par l'Indonésie.
Selon les experts, la croissance de la demande en huile, portée par la Chine et l'Inde, va continuer à entraîner une augmentation des surfaces cultivées.

Attention à la consommation démesurée de viande !
 
En mangeant moins de viande, les élevages européens redeviendraient extensifs et le bétail pourrait ruminer l'herbe de nos prairies au lieu de se gaver avec du soja cultivé sur des sols malmenés à l'autre bout de la terre.

http://www.ushuaia.com

lien permanent

Bali plongée dans le silence  (CULTURE) posté le vendredi 19 mars 2010 07:36

Le 16 mars, les Balinais sont entrés dans le plus grand silence dans l'an Saka 1932, un calendrier hérité des Indiens. Pour la première fois, toutes les radios et chaînes de télévision locales et nationales ont cessé d'émettre à Bali pendant vingt-quatre heures, raconte le quotidien Kompas. A l'occasion du nouvel an hindou, dénommé Nyepi (Silence), les Balinais doivent s'abstenir de toute activité et de tout déplacement. Ils prient chez eux. Gusti Ayu Kusumadewi, à la tête de la campagne du World Silent Day, estime que, ce jour-là, l'émission de carbone sur "l'île des dieux" a diminué de 20 000 tonnes, car aucun avion n'a atterri ni décollé, et la plupart des voitures et des motos sont restées au parking. Et une économie de quelque 5,5 milliards de roupies [440 000 euros] a été réalisée sur la consommation d'électricité.

http://www.courrierinternational.com

lien permanent

Greenpeace, Nestlé et les orang-outans  (ENVIRONNEMENT) posté le vendredi 19 mars 2010 07:35

Nestlé a préféré aller vite pour éviter la polémique. Quelques heures après le lancement par Greenpeace d'une vidéo liant sa barre chocolatée Kit Kat à la disparition des orangs-outans sur l'île de Bornéo, le groupe suisse a annoncé mercredi sa décision de ne plus s'approvisionner auprès de Smart, le premier producteur indonésien d'huile de palme.

Cette nouvelle est un coup dur pour la filiale du groupe Sinar Mas qui a déjà perdu ses contrats avec Unilever et Kraft. « En réagissant de la sorte, Nestlé a admis qu'il utilisait, pour Kit Kat notamment, de l'huile de palme produite par des plantations ayant détruit des forêts », a déclaré Bustar Maitar, de Greenpeace. L'association accuse l'Indonésie de couper toutes les 15 secondes l'équivalent d'un terrain de football de forêt. Cette déforestation massive par brûlis a fait du pays le troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine et les Etats-Unis.

Smart exploite à lui seul 130.000 hectares de palmiers, qui lui permettent de produire chaque année 535.000 tonnes d'huile de palme brute. Cette matière grasse est de plus utilisée pour la production de cosmétiques, de biocarburants et d'aliments. La consommation d'huile de palme de Nestlé a ainsi pratiquement doublé ces trois dernières années, pour atteindre 320.000 tonnes par an.

Pour échapper aux critiques, Nestlé souhaite « utiliser uniquement de l'huile de palme certifiée d'ici à 2015, lorsque les quantités suffisantes seront disponibles ». La polémique concernant la déforestation des massifs forestiers sur les îles de Sumatra et de Bornéo qui ont détruit l'habitat naturel des tigres, des éléphants et des singes est très mal perçue en Indonésie et en Malaisie, qui produisent 80 % de l'huile de palme. Cette culture très rentable fait en effet travailler trois millions de personnes dans ces deux pays.

Pour éviter de perdre de nouveaux clients, le directeur de Smart, Daud Dharsono, a déclaré être « prêt au dialogue avec Greenpeace ». Il s'est aussi engagé à « ne pas convertir en plantation des terres présentant de fortes capacités de stockage de carbone, comme les tourbières et les forêts primaires ». Mieux vaut tard que jamais…

http://www.lesechos.fr -

FRÉDÉRIC THERIN À MUNICH, Les Echos
lien permanent



 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à fouchardphotographe

Vous devez être connecté pour ajouter fouchardphotographe à vos amis

 
Créer un blog